Laissez-la tranquille avec ses souvenirs,
Elle ne sait plus comment déployer ses ailes,
Laissez-la rentrer sagement chez elle,
Et dealer avec sa mémoire, son linge, ses tiroirs,
Ce n'est qu'une peine; ce n'est qu'une peine perdue,
Bientôt ça ne saignera plus; bientôt ça ne fera plus mal,
Laissez-la choisir la fin de l'histoire,
Et pardonnez-lui si le soir elle a des idées noire qui la courtisent,
Ne criez pas au secours; elle ne sait plus où elle s'en va,
Un jour elle va se retrouver et va arrêter de se chercher,
La lumière la frappera dans le dos, la touchera en plein coeur,
Laissez-la douter du bonheur; laissez-la fermer ce livre, s'étonner,
De nouveau quand le goût de vivre reviendra la surprendre,
À la sortie du lit un peu pâle mais bien plus jolie,
Elle s'émerveillera de savoir encore saluer le soleil.